Calcul Taxe Foncière 2026

Estimez le montant de votre taxe foncière à partir de la valeur locative cadastrale de votre bien. Le simulateur applique l'abattement légal de 50 % (propriétés bâties), les taux communaux et intercommunaux, ainsi que les frais de gestion.

Simulateur Taxe Foncière

Figurant sur votre avis d'imposition

Souvent entre 0,5 % et 2 %. Mettre 0 si non applicable.

Questions fréquentes – Taxe Foncière

La base de calcul : valeur locative cadastrale

La taxe foncière repose entièrement sur la valeur locative cadastrale (VLC) du bien, c'est-à-dire le loyer annuel théorique qu'il pourrait générer s'il était loué dans des conditions normales de marché. Cette valeur est déterminée par l'administration fiscale à partir de plusieurs critères : la surface pondérée du local (surface réelle ajustée selon la nature des pièces, hauteur sous plafond, dépendances), sa catégorie cadastrale (de 1 à 8, du grand luxe au très médiocre), et un tarif au mètre carré fixé par secteur géographique lors de la dernière révision.

Cette valeur locative n'a pas été recalculée depuis les années 1970 pour les logements ; elle est simplement revalorisée chaque année par un coefficient forfaitaire national, fixé en loi de finances à partir de l'indice des prix à la consommation harmonisé. En 2025, ce coefficient était de 1,017 (+1,7 %) ; il devrait rester proche de l'inflation pour 2026. Les locaux professionnels, eux, ont fait l'objet d'une révision complète depuis 2017 avec des grilles tarifaires actualisées par secteur d'activité.

Calcul pas à pas de la taxe foncière

Le calcul se déroule en quatre étapes successives :

  • Étape 1 – Abattement : la valeur locative cadastrale est réduite de 50 % pour les propriétés bâties (aucun abattement pour le non-bâti), afin d'obtenir la « base nette d'imposition ».
  • Étape 2 – Application des taux : la base est multipliée séparément par le taux communal, le taux intercommunal et, le cas échéant, le taux du syndicat ou de la taxe spéciale d'équipement (TSE).
  • Étape 3 – Frais de gestion : l'État perçoit des frais de gestion de la fiscalité locale, égaux à 3 % de la cotisation communale et intercommunale pour le bâti, et 8 % pour le non-bâti.
  • Étape 4 – Total : l'addition de la part communale, de la part intercommunale, de la TSE et des frais de gestion donne le montant final figurant sur l'avis d'imposition.

Exemple : pour une valeur locative de 6 000 €, un taux communal de 25 %, intercommunal de 5 % et TSE de 1,5 %, la base nette est de 3 000 € (après abattement de 50 %). La part communale est de 750 €, la part intercommunale de 150 €, la TSE de 45 €, et les frais de gestion (3 % sur 900 €) de 27 €, soit un total d'environ 972 € par an.

Tableau de référence – taux moyens par grande ville (2026)

CommuneTaux communal indicatif
Paris13,5 %
Nice21 %
Lyon28 %
Marseille39 %
Toulouse44 %
Angers51 %

Taux indicatifs, susceptibles d'évoluer chaque année lors du vote du budget communal. Consultez votre avis d'imposition ou le site de votre mairie pour le taux exact applicable.

Exonérations, abattements et cas particuliers

Plusieurs dispositifs permettent de réduire ou supprimer la taxe foncière :

  • Constructions neuves : exonération de 2 ans à compter de l'achèvement des travaux, sauf délibération contraire de la commune (possible depuis 2021 pour limiter l'exonération à 40 % ou 50 %).
  • Personnes âgées ou en situation de handicap : exonération totale pour les plus de 75 ans sous conditions de ressources (environ 12 455 € de revenu fiscal de référence pour une part en 2026), ou pour les titulaires de l'AAH ou de l'ASPA.
  • Logements économes en énergie : certaines communes votent une exonération partielle ou totale pour les logements ayant fait l'objet de travaux de rénovation énergétique.
  • Logement vacant : un dégrèvement peut être demandé si le bien est resté inoccupé plus de 3 mois de façon indépendante de la volonté du propriétaire.
  • Biens ruraux : les terres agricoles bénéficient d'une exonération de 20 % de la part communale.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre valeur locative brute et base nette : c'est bien la base après abattement de 50 % qui sert au calcul des cotisations, pas la valeur locative brute figurant en haut de l'avis.
  • Oublier les frais de gestion : ils ajoutent mécaniquement 3 à 8 % au montant des parts communale et intercommunale, souvent négligés dans les estimations rapides.
  • Ne pas vérifier une exonération applicable : de nombreux propriétaires éligibles (personnes âgées, revenus modestes) omettent de la demander alors qu'elle n'est pas toujours automatique.
  • Ignorer la révision de la valeur locative en cas de travaux : une extension, une piscine ou un garage doivent être déclarés dans les 90 jours ; à défaut, un redressement avec pénalités est possible.
  • Négliger l'impact sur un investissement locatif : la taxe foncière est une charge déductible des revenus fonciers au régime réel, à intégrer dans le calcul de rentabilité, notamment via le simulateur Pinel / LMNP.

Taxe foncière et projet immobilier : les liens utiles

La taxe foncière n'est qu'une des charges à anticiper lors d'un achat immobilier. Avant de signer, estimez également les frais de notaire liés à l'acquisition, et vérifiez votre capacité d'emprunt en tenant compte de cette charge récurrente dans votre budget mensuel.

Si vous envisagez de revendre un bien après plusieurs années de détention, pensez à simuler l'impact de la plus-value immobilière. Pour un investissement locatif, la taxe foncière s'ajoute aux autres charges déductibles à intégrer dans votre déclaration via le simulateur frais réels. Enfin, en cas de transmission du bien, gardez à l'esprit les règles du simulateur de droits de succession ou du simulateur de droits de donation, la taxe foncière restant due par le nouveau propriétaire dès le 1er janvier suivant la transmission.