Prélèvement à la Source 2026

Calculez votre taux de prélèvement à la source (PAS) selon les trois options disponibles : taux personnalisé du foyer, taux neutre (grille DGFiP) ou taux individualisé pour les couples.

Simulateur PAS

Figurant sur votre avis d'imposition

Taux personnalisé, individualisé ou neutre : bien choisir en 2026

Le prélèvement à la source ne crée pas un nouvel impôt : il change le calendrier de paiement de l'impôt sur le revenu. Chaque mois, l'employeur (ou la caisse de retraite, ou France Travail) applique au net imposable le taux que l'administration fiscale lui communique. Ce taux est calculé à partir de votre dernière déclaration et mis à jour chaque année en septembre.

Trois options existent. Le taux personnalisé du foyer est appliqué par défaut. Le taux individualisé permet à un couple aux revenus déséquilibrés de répartir la charge selon les revenus de chacun, sans modifier l'impôt total du foyer. Le taux neutre (grille par défaut) évite de révéler votre situation familiale à l'employeur ; la différence est alors versée par acompte directement aux impôts.

Point souvent mal compris : le solde de l'année est régularisé à l'été suivant, après la déclaration de revenus. Les crédits d'impôt (emploi à domicile, garde d'enfant) donnent lieu à une avance de 60 % versée mi-janvier. Pour estimer l'impôt final, utilisez notre simulateur d'impôt sur le revenu, puis comparez avec votre salaire net.

Questions fréquentes – Prélèvement à la Source

Comment fonctionne le prélèvement à la source en 2026 ?

Mis en place le 1er janvier 2019 après plusieurs années de débats et de reports, le prélèvement à la source (PAS) consiste à collecter l'impôt sur le revenu directement sur les salaires, pensions et revenus de remplacement, en temps réel, par le tiers payeur (employeur, caisse de retraite, Pôle emploi). L'objectif : supprimer le décalage d'un an qui existait auparavant entre la perception du revenu et le paiement de l'impôt, et adapter automatiquement la pression fiscale aux variations de revenus.

Pour les indépendants (BIC, BNC, BA) et les revenus fonciers, le PAS prend une forme différente : des acomptes mensuels ou trimestriels sont prélevés directement sur le compte bancaire, calculés sur la base du dernier revenu déclaré. La déclaration annuelle reste obligatoire chaque printemps pour régulariser le montant définitif et tenir compte des réductions, crédits d'impôt et déductions. Les auto-entrepreneurs sont également concernés via des acomptes calculés sur leur chiffre d'affaires déclaré à l'URSSAF.

Taux personnalisé : le calcul standard du foyer

Le taux personnalisé est l'option par défaut. Il est calculé automatiquement par la DGFiP selon la formule simple : Impôt sur le revenu N-1 ÷ Revenus imposables N-1 = Taux PAS. Ce taux s'applique uniformément à l'ensemble des revenus du foyer fiscal et à chacun des conjoints en cas de couple marié ou pacsé.

Il intègre toute la situation familiale : parts fiscales (enfants, situation matrimoniale), charges déductibles (pensions alimentaires versées, frais de garde, dons, frais réels professionnels), crédits d'impôt récurrents (emploi à domicile). C'est généralement le taux le plus juste et le plus avantageux pour la majorité des contribuables, surtout pour les foyers avec enfants ou avec des écarts de revenus entre conjoints.

Le taux personnalisé est actualisé deux fois par an : en septembre (après la déclaration annuelle de printemps) et en janvier (pour intégrer les éventuelles modifications). Il est transmis par la DGFiP à votre employeur de manière dématérialisée, sans révéler le détail de votre situation fiscale.

Taux neutre et taux individualisé : quand les choisir ?

Le taux neutre (ou « non personnalisé ») repose sur une grille DGFiP réglementaire à 20 tranches, qui ne tient compte que du revenu individuel mensuel, sans considérer les parts fiscales ni les charges. Il est utilisé par défaut dans deux cas : lorsque la DGFiP n'a pas encore communiqué votre taux personnalisé (premier emploi, jeune diplômé), ou lorsque vous l'avez explicitement choisi pour préserver la confidentialité de votre situation fiscale face à votre employeur (par exemple si vous percevez d'importants revenus du capital ou un patrimoine élevé).

Inconvénient : le taux neutre est presque toujours plus élevé que le taux personnalisé pour les foyers avec enfants ou les couples avec un seul revenu, puisqu'il ignore les parts fiscales. Avantage : si vous payez « trop » via le neutre, le complément vous est restitué l'année suivante après la déclaration annuelle.

Le taux individualisé est réservé aux couples mariés ou pacsés. Il répartit le prélèvement entre les deux conjoints proportionnellement à leurs revenus respectifs, sans modifier le montant total d'impôt dû par le foyer. Il est particulièrement utile en cas de fort écart de revenus : le conjoint le mieux rémunéré paie davantage et celui aux revenus plus modestes voit son prélèvement réduit. Cela permet une meilleure équité au sein du couple sans changer la fiscalité globale.

Modulation, changements de situation et régularisation

Le PAS s'adapte aux changements de situation familiale et professionnelle, à condition de les déclarer rapidement. Mariage, PACS, naissance, adoption, divorce, décès du conjoint doivent être signalés sous 60 jours via votre espace particulier sur impots.gouv.fr. La DGFiP recalcule alors votre taux dans les 3 mois suivants pour intégrer la nouvelle situation.

En cas de baisse significative de revenus (perte d'emploi, passage à temps partiel, retraite, chômage partiel), vous pouvez demander une modulation à la baisse, à condition que l'écart entre le prélèvement actuel et l'impôt finalement dû soit supérieur à 5 %. Attention : si en fin d'année votre estimation s'avère trop optimiste, des pénalités peuvent s'appliquer. En cas de chômage, simulez aussi vos droits avec notre calculateur d'indemnité chômage (ARE).

La modulation à la hausse est libre et sans condition : utile en cas d'augmentation de revenus, de prime exceptionnelle ou de fin d'un crédit d'impôt récurrent, pour éviter une mauvaise surprise au moment de la régularisation.

Chaque printemps (avril-juin), la déclaration annuelle reste obligatoire pour vérifier le montant exact d'impôt dû, intégrer les réductions et crédits d'impôt non récurrents (dons, investissements, travaux énergétiques) et procéder à la régularisation : remboursement par l'État si trop perçu, complément à payer en septembre si insuffisant.