Calcul Frais de Notaire 2026

Estimez précisément les frais de notaire pour votre achat immobilier en 2026, dans le neuf comme dans l'ancien : droits de mutation (DMTO), émoluments réglementés, contribution de sécurité immobilière et débours.

Simulateur Frais de Notaire

La majorité des départements ont relevé leur taux DMTO de 0,5 point depuis le 1er avril 2025.

Questions fréquentes – Frais de Notaire

Que recouvrent réellement les « frais de notaire » en 2026 ?

L'expression « frais de notaire » est trompeuse : sur 100 € versés au notaire lors de l'achat immobilier, seuls 10 à 15 € constituent réellement la rémunération du notaire (les émoluments). Les 80 à 85 € restants sont des taxes reversées à l'État, au département et à la commune. C'est la raison pour laquelle on parle aussi de « frais d'acquisition » plutôt que de frais de notaire stricto sensu.

Quatre composantes principales se cumulent : les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), les émoluments du notaire, la contribution de sécurité immobilière et les débours et formalités. Comprendre la nature de chaque poste permet de mieux anticiper le coût total de votre acquisition et d'identifier les rares marges de négociation.

Droits de mutation : la majoration de 0,5 point depuis avril 2025

Les DMTO représentent la principale composante des frais de notaire dans l'ancien. Ils se décomposent en : taxe départementale (4,50 % portée à 5,00 % depuis le 1er avril 2025 dans les départements concernés), taxe communale (1,20 %) et frais d'assiette de l'État (2,37 % du montant départemental). Au total, le taux atteint environ 5,80 % dans les départements n'ayant pas appliqué la majoration, et 6,30 % dans ceux qui l'ont fait.

Cette majoration, autorisée par la loi de finances 2025 pour 3 ans, a été adoptée par la quasi-totalité des départements pour compenser la baisse de leurs recettes fiscales. Les primo-accédants en sont exonérés dans les départements ayant choisi cette option (notamment Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines).

Dans le neuf (VEFA — Vente en l'État Futur d'Achèvement), le régime est radicalement différent : la TVA à 20 % étant déjà incluse dans le prix de vente, il ne reste qu'une taxe de publicité foncière de 0,715 %. C'est ce qui explique l'écart de 4 à 5 points entre les frais dans l'ancien et dans le neuf. À l'achat dans le neuf, pensez aussi à vérifier votre éligibilité au dispositif Pinel ou LMNP pour optimiser votre fiscalité.

Émoluments du notaire : un barème dégressif par tranches

Les émoluments du notaire sont fixés par décret (article A.444-91 du Code de commerce) et identiques sur tout le territoire. Le barème 2026 est dégressif par tranches :

• De 0 à 6 500 € : 3,870 %
• De 6 500 à 17 000 € : 1,596 %
• De 17 000 à 60 000 € : 1,064 %
• Au-delà de 60 000 € : 0,799 %

À ces émoluments HT s'ajoute la TVA à 20 %. Pour un bien à 250 000 €, les émoluments TTC s'élèvent à environ 2 600 €.

Depuis 2016, les notaires peuvent accorder une remise commerciale de 20 % maximum sur la part des émoluments correspondant aux montants supérieurs à 100 000 €. Cette remise reste rare mais peut être négociée pour les transactions importantes ou en cas de mise en concurrence entre plusieurs études.

Optimiser les frais : neuf, ancien, mobilier déductible

Plusieurs stratégies permettent de réduire la facture finale. Choisir le neuf divise les frais par 2 à 3 (2 à 3 % au lieu de 7 à 8 %), mais le prix au m² du neuf est généralement supérieur de 15 à 25 % à celui de l'ancien.

Déduire le mobilier de la base imposable : si vous achetez un bien meublé (cuisine équipée, électroménager intégré, placards sur-mesure), vous pouvez exclure leur valeur de l'assiette de calcul des DMTO. Cette pratique courante permet d'économiser plusieurs centaines voire milliers d'euros, à condition de fournir une liste détaillée et chiffrée dans l'acte de vente, avec une valeur réaliste (généralement plafonnée à 5 % du prix).

Négocier les honoraires d'agence : si les honoraires sont à la charge du vendeur, les DMTO sont calculés sur le prix net vendeur (hors agence). À l'inverse, s'ils sont à la charge de l'acquéreur, ils s'ajoutent à la base de calcul. Demander à inverser cette charge peut générer une économie significative.

Enfin, n'oubliez pas que les frais de notaire ne sont généralement pas finançables par le crédit immobilier : les banques exigent qu'ils soient apportés en complément du prêt. Prévoyez donc cette somme en apport personnel, en plus des éventuels 10 % d'apport sur le prix du bien. Avant de signer, calculez votre capacité d'emprunt immobilier et anticipez la taxe foncière annuelle. Si vous revendez un bien, simulez aussi votre plus-value immobilière.